Psychologue, psychiatre, psychopraticien : comment choisir le bon accompagnement pour vous ? »
Comment choisir l’accompagnement qui vous convient
Lorsque l’on traverse une période de mal-être, de questionnement ou de souffrance, une question revient très souvent :
vers qui se tourner ?
Psychologue, psychiatre, psychopraticien, psychothérapeute…
Les termes se multiplient, se ressemblent, se confondent, et n’aident pas à déterminer ce qui est bon pour nous, dans un contexte où la santé mentale pèse de plus en plus pour beaucoup d’entre nous.
Beaucoup de personnes hésitent longtemps avant de consulter, par peur de se tromper, de ne pas être « au bon endroit », ou de ne pas avoir « assez de raisons » pour demander de l’aide.
Cet article a pour vocation de clarifier les différences entre ces professions, sans les opposer ni les hiérarchiser, mais tout en se basant sur des critères objectifs par rapport à la réalité de chacun de ces professionnels.
Il ne s’agit pas de dire qui est « le meilleur », mais de vous aider à faire un choix éclairé, respectueux de votre situation, de votre personnalité et de votre sensibilité.
Car au fond, choisir un accompagnement psychique, c’est avant tout choisir un espace où déposer ce qui pèse, et une rencontre dans laquelle se sentir suffisamment en confiance pour avancer.
Pourquoi ces termes prêtent-ils autant à confusion ?
La confusion entre psychologue, psychiatre et psychopraticien est compréhensible. Elle s’explique par plusieurs facteurs.
D’abord, ces métiers ont des origines différentes : médicales, universitaires ou issues de courants psychothérapeutiques variés.
Ensuite, leurs pratiques peuvent parfois se recouper, notamment autour de l’écoute et de l’accompagnement de la souffrance psychique.
Enfin, dans le langage courant, on utilise souvent ces mots de manière interchangeable, comme s’ils désignaient une même réalité alors que cela n’est pas forcément le cas..
Pour les personnes qui cherchent de l’aide, cette confusion peut devenir un véritable frein :
Ai-je besoin d’un médecin ? D’un thérapeute ? D’un diagnostic ? D’une écoute ?
Suis-je « légitime » à consulter si je ne vais pas si mal que ça ?
Et si je me trompais de porte ?
Clarifier ces différences permet non seulement de mieux comprendre les rôles de chacun, mais aussi de se réapproprier son droit à demander de l’aide, quel que soit le degré de sa souffrance.
Le psychiatre : un médecin spécialiste de la santé mentale
Le psychiatre est avant tout un médecin. Il a suivi des études de médecine, puis s’est spécialisé en psychiatrie. À ce titre, il est le seul habilité à poser des diagnostics médicaux et à prescrire des traitements, notamment des médicaments.
Le psychiatre intervient souvent dans des situations où la souffrance psychique est intense, envahissante, ou lorsqu’il existe des troubles psychiatriques nécessitant un suivi médical : dépression sévère, troubles bipolaires, troubles psychotiques, états de crise, risques suicidaires, etc.
Selon son orientation et son cadre de travail, le psychiatre peut également proposer un espace de parole, mais ce n’est pas toujours le cœur de sa pratique.
Ainsi, certains psychiatres étant formés à la psychothérapie et/ou à la psychanalyse, proposent des thérapies longues.
Le contexte actuel (pas assez de praticiens pour une demande fortement en hausse) a pour conséquence que, dans de nombreux cas, les consultations sont relativement courtes et centrées sur l’évaluation clinique et l’ajustement du traitement.
Il est important de souligner que le travail du psychiatre peut être complémentaire d’un accompagnement psychothérapeutique. Certaines personnes ont besoin, à un moment de leur parcours, d’un soutien médical pour stabiliser une situation, avant ou en parallèle d’un travail plus approfondi sur le plan psychique.
C’est un point qui me tient très à coeur. Il m’est arrivé d’entendre des psychologue/psychothérapeute/psychopraticien dirent qu’ils ne prenaient pas les personnes sous traitements ; c’est une aberration choquante à laquelle je ne souscris pas. Un traitement bien adapté permet tout à fait d’entreprendre une thérapie. Il est même fort conseillé de le faire en parallèle d’un traitement.
Le psychologue : un spécialiste du fonctionnement psychique
Le psychologue est titulaire d’un master universitaire en psychologie. Son titre est protégé par la loi. Sa formation lui permet de comprendre le fonctionnement psychique, émotionnel et relationnel de la personne, à travers différentes approches théoriques.
Un psychologue peut proposer :
- un soutien psychologique,
- des entretiens cliniques,
- des évaluations ou bilans,
- et parfois un travail thérapeutique au long cours.
Cependant, tous les psychologues ne pratiquent pas nécessairement la psychothérapie. Certains exercent dans des contextes institutionnels, scolaires, hospitaliers ou en entreprise, avec des missions spécifiques.
La qualité de l’accompagnement dépend beaucoup de l’orientation du psychologue, de sa formation continue, de son expérience, mais aussi de sa posture relationnelle et de son engagement dans une cure personnelle ainsi qu’une supervision.
Là encore, le titre seul ne suffit pas à garantir que la rencontre sera juste pour vous. Le ressenti, la confiance et la possibilité de se sentir entendu jouent un rôle central.
Il faut savoir que les psychologues, contre toute attente, ne sont pas soumis par la loi à une obligation de cure personnelle et peuvent ne pas être supervisés. C’est pourtant tout à fait nécessaire pour garantir une pratique éthique et réfléchie. Comment accompagner une personne dans les méandres de son travail thérapeutique si l’on n’est soi-même jamais passé par ce qu’il implique ?
Si donc vous cherchez un psychologue pour entreprendre avec lui.elle une thérapie, vérifiez qu’iel est bien formé à cette pratique, ceci impliquant d’avoir fait une cure personnelle.
Le savoir théorique n’est rien s’il n’est pas animé par un véritable vécu.
Ce que fait un psychothérapeute
Il accompagne les personnes dans un travail sur elles-mêmes, leurs émotions et leur fonctionnement psychique.
Il peut utiliser diverses méthodes : psychanalyse, thérapies humanistes, thérapies symboliques ou corps-esprit, ou encore le rêve éveillé libre.
Il travaille hors du cadre médical (il ne prescrit pas de médicaments) et hors du titre protégé de psychologue, mais dans un cadre éthique et supervisé.
Pour qui ?
Pour toute personne qui cherche à explorer son monde intérieur, apaiser sa souffrance et se transformer, sans nécessairement avoir besoin d’un suivi médical.
Les psychothérapeutes offrent souvent un espace plus libre et personnalisé, complémentaire des suivis psychologiques ou psychiatriques si besoin.
Dans les faits, ce mot recouvre des réalités très différentes selon les parcours, les formations et les cadres d’exercice. C’est pourquoi il est souvent plus pertinent de s’intéresser à la manière dont la personne travaille, plutôt qu’au seul intitulé, comme je le précisais, plus haut, à propos des psychologues.
Le psychopraticien : un terme large, souvent mal compris
Le terme psychopraticien désigne une personne qui pratique la psychothérapie ou l’accompagnement psychologique, sans être psychiatre ni psychologue.
Le point essentiel est qu’il s’agit d’un terme non protégé, ce qui explique à la fois sa richesse et les interrogations souvent légitimes qu’il suscite.
En effet, les psychopraticiens peuvent n’avoir qu’une formation minime, voire inexistante. Ils sont, de ce fait, régulièrement amalgamés aux « charlatans », ce qui est tout à fait abusif concernant beaucoup d’entre eux.
Certains psychopraticiens sont formés dans des écoles ou instituts privés, souvent selon une approche spécifique : psychanalytique, analytique, humaniste, corporelle, symbolique, comme le rêve éveillé libre.
Ce qui fait la différence ici n’est pas le titre, mais le cadre de formation et d’éthique :
- une formation longue et structurée,
- un travail thérapeutique personnel approfondi,
- une supervision régulière,
- un engagement clair vis-à-vis des personnes accompagnées.
Malgré les dénonciations de manque de sérieux dont ils font régulièrement l’objet, de nombreux psychopraticiens ont souvent un parcours riche, parfois pluridisciplinaire, et proposent un accompagnement profond, respectueux et rigoureux.
Contrairement aux idées reçues, une formation sérieuse et un cadre éthique strict (supervision, travail personnel) sont des gages de qualité.
Comme pour toute profession, il est essentiel ici de se renseigner sur le parcours, la formation et la manière de travailler du praticien.
Ainsi, il est primordial de vérifier :
– leur certification,
– leur affiliation à des fédérations professionnelles, comme c’est notre cas avec la FF2P
– leurs obligations diverses : supervision, cure personnelle, formation continue…
C’est ce cela qui fera la différence entre des personnes peu scrupuleuses et des personnes qui ont investi beaucoup d’années, d’argent et de temps dans des formations sérieuses, mais différentes des parcours classiques.
Le psychothérapeute : un titre réglementé, mais une pratique variée
Le mot psychothérapeute peut prêter à confusion, car il recouvre des réalités différentes selon les parcours et les formations.
En France, ce titre est désormais réglementé (https://www.acpfrance.fr/cadre-juridique-psychotherapie/) : seuls les professionnels ayant suivi une formation reconnue et enregistré leur activité peuvent se présenter comme psychothérapeute.
Comment choisir l’accompagnement qui vous convient vraiment ?
Au-delà des titres, certaines questions peuvent vous guider dans votre choix.
Avez-vous besoin d’un diagnostic médical ou d’un traitement ?
Êtes-vous dans une période de crise aiguë, ou dans un chemin de compréhension et de transformation ?
Cherchez-vous avant tout un espace d’écoute, un soutien ponctuel, ou un travail en profondeur ?
Il est également essentiel de vous demander lors des premiers entretiens :
- Est-ce que je me sens en sécurité avec cette personne ?
- Est-ce que son cadre me paraît clair et respectueux ?
- Est-ce que je me sens accueilli tel que je suis, sans avoir à me justifier ?
- Est-ce que j’ai vérifié les conditions de sa formation, de son cadre de pratique et d’éthique
La relation thérapeutique est un processus vivant.
Vous avez le droit d’essayer, de poser des questions, et même de changer de praticien si cela ne vous convient pas.
Et si le praticien choisi, quel qu’il soit, ne semble pas content de votre décision, c’est son problème. Le vôtre est de trouver la bonne personne avec qui déposer ce qu’il y a de plus intime en vous, de plus douloureux, de plus nécessiteux d’une écoute attentive et respectueuse.
Il n’y a pas d’échec à cela, seulement un ajustement nécessaire.
| Profession | Formation | Diagnostic médical | Prescription de médicaments | Approche thérapeutique | Public concerné | Cadre légal |
| Psychiatre | Médecine + spécialisation en psychiatrie | Oui | Oui | Évaluation clinique, parfois thérapie | Troubles psychiatriques, crises aiguës | Titre protégé, conventionné Sécurité Sociale |
| Psychologue | Master en psychologie | Non | Non | Soutien, bilans, thérapies variées | Large public, selon spécialisation | Titre protégé |
| Psychothérapeute | Formation reconnue + enregistrement | Non | Non | Thérapies variées (parole, corps, symbolique) | Développement personnel, public divers selon orientation | Titre réglementé en France |
| Psychopraticien | Formation privée (variable) | Non | Non | Approches spécifiques (rêve éveillé, etc.) | Large public, selon spécialisation | Titre non protégé (vérifier cadre et éthique) |
Ma posture d’accompagnante
Pour ma part, j’ai choisi d’accompagner par le rêve éveillé libre, une approche psychothérapeutique qui permet d’explorer les paysages intérieurs à partir de ce qui émerge spontanément, dans un cadre sécurisé et respectueux.
Je propose un espace où la parole peut se déposer sans être dirigée, où les images, les émotions et les ressentis ont toute leur place. Mon rôle n’est pas d’interpréter à votre place, mais de vous accompagner dans une co-création de sens, à votre rythme et dans une approche humaniste, inclusive.
Mon engagement est d’offrir un cadre où il est possible de se comprendre, s’apaiser et retrouver sa liberté intérieure, quelles que soient votre sensibilité, votre histoire ou votre singularité.
J’accueille notamment les femmes, les enfants, les personnes neuro-atypiques, ainsi que toutes les identités, dans un espace que je souhaite profondément sécure et respectueux.
La formation de base de deux ans que j’ai reçue est certifiée Qualiopi, un gage de qualité attesté et reconnu par l’État français.
Mon école adhère à la FF2P et je suis tenue au même cadre éthique, nécessitant un important travail intérieur personnel, ainsi qu’une supervision.
Enfin, je continue toujours de me former, étant engagée dans un nouveau cycle de deux années de formation supplémentaire.
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En tant que psychopraticienne formé par l’ADREL, je suis adhérente au code de déontologie de l’ADREL, celui de la FFP, et j’ai bénéficié d’une formation certifiée Qualiopi, une certification étatique extrêmement exigeante.
En résumé
Il n’existe pas un « bon » professionnel universel (contrairement à ce que l’on peut lire ou entendre parfois), mais un accompagnement juste pour vous, à un moment donné de votre vie.
Comprendre les différences entre psychologue, psychiatre, psychothérapeute et psychopraticien permet de faire un choix plus serein, mais l’essentiel reste la qualité de la rencontre et le cadre proposé.
Si vous ressentez le besoin d’être accompagné, vous avez déjà fait un premier pas important.
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Si vous souhaitez découvrir mon approche du rêve éveillé libre et voir si elle peut vous correspondre, vous pouvez consulter la page dédiée ou prendre rendez-vous pour un premier échange.
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Des réponses sur la page Mes accompagnements
Entreprendre une cure en rêve éveillé libre, partie 1
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Également la page Mes accompagnements
La formation du thérapeute en rêve éveillé libre
La formation de psychopraticien en rêve éveillé libre dispensée par l'ADREL
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